Poèmes du "Chant" dédiés à Marie-Christine Y. suivis d'autres textes.
Dites moi la couleur des bois d’hier perdus Au temps où la vesprée donnait sa joie aux branches La canopée tendait sa sylve chevelure Quand la danse des troncs insouciants d’allure À la Terre sculptait la grâce de la hanche Ne serait-ce déjà une utopie...
Je suis souvent déçu par la poésie dite érotique écrite par les hommes, résumée qu’elle est à de la description rimée. Suffirait-il d’employer quelques mots crus connus de tous pour que soudain vivent le charme et l’excitation, plutôt que l’éveil du désir...
de l’accueil qui n’en finit pas C’est qu’il me faut bien de l’ampleur pour présenter ta transe en danse Résisterai-je à tes reins roux à tes seins doux à tes mains sûres Rêves ne sont ceux de l’enfance Quand mon désir en ton élan découvre toute sa mesure...
Son blog : link Jeune homme brillant sachant se mettre en scène avec un soin et un détachement séduisants, Cédric Villani obtient, suite à d’autres prix, la médailles Fields en 2010 pour ses travaux centrés autour de l'équation de Boltzmann, en particulier...
Jean broie du noir. Il colle aux faits, sans les travestir. Faute de changer les choses, ses amis lui disent de changer sa vision. Quand on regarde à côté, ou le masque sur elles posé, cela devient supportable. Mais il sait le faciès qui demeure sous...
"Une intelligence ne faisant appel qu'au cortex est-elle concevable ?" Cette petite question renvoie à beaucoup de choses, ne serait-ce que savoir ce qui est désigné par le terme d’ « intelligence ». Je renvoie au sens latin qui me convient fort bien...
Un débat existe, par livres et présentations Internet, contestant l’attribution de la relativité à Einstein en faveur de Poincaré. Certains avancent même qu’Einstein n’aurait pas possédé la compétence mathématique suffisante pour l’établir. Que de tels...
La succession des événements conduit à les ordonner suivant un paramètre qu’on nomme le temps : il est un étiquetage d’ordination. Cet ordre d’apparition étant fixe, l’étiquetage n’est pas permutable : c’est ce qu’on nomme la causalité. Quel que soit...
La poésie est d'abord une expérience. L'expérience de l'éternité de l'instant présent et de l'universalité de l'endroit où l'on est, ici-partout et maintenant-toujours. Par ce terme d'ouvrance poétique, je signifie que pratiquer la poésie, à la fois comme...
(…) Mais quand les plus savants des hommes m’auront appris que la lumière est une vibration, qu’ils m’en auront calculé la longueur d’onde, quel que soit le fruit de leurs travaux raisonnables, ils ne m’auront pas rendu compte de ce qui m’importe dans...
Oui ! Résister, c’est créer. N’être que soi, pleinement soi. Etre l’artisan de sa vie, sans compromis ni compromission, à chaque seconde, sans souci de gloire, notoriété ou fortune, en faisant un bras d’honneur à tous ceux qui compensent leur défectuosité...
Je suis le chat qui la nuit marche sur vos toits Ce chat sombre qui plonge au profond de vos songes Qui passe silencieux pour fouiller vos mensonges Et vous laisse au matin l’âme vide à l’aboi Ce félin malicieux adoré des Crétois Qui leur apprit comment...
When forty winters shall besiege thy brow, And dig deep trenches in thy beauty’s field, Thy youth’s proud libery, so gaz’d on now, Will be a tatter’d weed of small worth held. Then being ask’d where all thy beauty lies, Where all the treasure of thy lusty...
Toile de Lucie Duclos à Dominique E. Quand on n'est plus aimé et qu'on aime toujours Lors on craint de ce temps la venue de ce jour Que rien ne peuplera que le souvenir cher De ce bois frémissant devenu froid désert Quand on aime toujours malgré cœur...
à Dominique E. Je vois toujours la mer, au profond de tes yeux, Le soleil s'y moirer, s'y plonger, dans leur brun De feuilles et de fleurs, et de branches flottées, Comme l'enfant blotti sur le sein doux et chaud S'endort serein dans l'ignorance de la...
Toile de Lucie Duclos N'allez pas vers la cage à la porte fermée, Car voler se découvre de branches à branches. N'ayez crainte de suivre le stream buissonnier Et, afin qu'aux barreaux ne se brisent vos ailes, Affrontez sans soucis les confins azurés....
Toile de Joa à Dominique E. Elle avait du soleil dans ses yeux Elle allait en pays que personne Ne voyait et départ sans adieu Voyageait sans que son pas résonne Sise elle fixait au loin sa toile Parcourait des contrées inventées Où sur les arbres poussaient...
Toile de Anita Lamberti à Emmanuelle D. Comment résisterais-je à ce jean qui te moule quand devant moi tu marches d’un air insouciant Tout vibre en moi face à tes reins qui se déroulent et que le long fuseau de tes jambes va liant et ma sève et ma moelle...
Je viens d'un jardin sur la terre duquel enfant j'ai couru, dit l'homme-volant. Puis quand voler j'ai commencé, j'ai vu d'un seul regard tous les coins du jardin où je ne pouvais me cacher d'une seule fois, dit l'homme-volant. Puis m'élevant, j'ai vu...
S’un casto amor, s’una pietà superna, s’una fortuna infra dua amanti aquale, s’una aspra sorte all’un dell’altro cale, s’un spirto, s’un voler duo cor governa; s’un anima in duo corpi è fata etterna, ambo levando al cielo e con pari ale; s’Amor d’un colpo...
"Μή, φίλα ψυχά, βίον ἀθάνατον σπεῦδε, τὰν δ' ἔμπρακτον ἄντλει μαχανάν." « O mon âme, n'aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible ! » - Pindare, Pythiques, III. Ce toit tranquille, où marchent des colombes, Entre les pins palpite,...
Les notions de forme et de fond - éventuellement finis ou non (?) - résultent d'une métaphore pour aborder une œuvre. Traiter de la métaphore n'est pas traiter de l'œuvre. La musique est un déploiement sonore de plusieurs chants (mélodies), tenus ensemble...
Quia : Elles sont des langages qui permettent le discours le plus tangible qui soit dans la limite des théorèmes de Gödel sur la consistance et l'incomplétude, et aussi le plus impitoyable. Aucune pirouette rhétorique ne te permet de croire et de (te)...
I Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles La blanche Ophélia flotte comme un grand lys, Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles... - On entend dans les bois lointains des hallalis. Voici plus de mille ans que la triste Ophélie Passe,...
Liris - son amante imaginaire - couchée aux pieds de Godolin figure la Garonne. Œuvre conçue par Alexandre Falguière qu’il ne put achever, meurt en 1900, l’ensemble étant déposé place Lafayette, aujourd’hui place Wilson à Toulouse, en 1908. Petits chantres...